Les expositions au monoxyde de carbone avec différents dérivés du tabac.

La quantité de monoxyde de carbone qui se dégage est influencée par l’apport d’air frais. Lorsque la combustion est plus étouffée la concentration en monoxyde de carbone est plus forte. Ainsi, un fumeur de tabac à rouler ou tuber, de chichas ou de cannabis sera plus intoxiqué au monoxyde de carbone, car contrairement aux cigarettes industrielles, le tabac contenu dans ces produits est moins tassé et plus humide et se consume avec plus de difficultés.

Concernant le cannabis, la mesure du CO effectuée après la consommation de cannabis donne des valeurs environ 5 fois supérieures à celles mesurées avec la cigarette.

Les quantités de monoxyde de carbone inhalées lors de l'utilisation de narguilé sont bien supérieures à celles obtenues avec une cigarette. Dans une étude, les valeurs moyennes mesurées chez des volontaires s'élevaient à 42 ppm (variation entre 24 et 58 ppm). Cette valeur élevée s'explique d'une part par la grande quantité de fumée que le narguilé permet d'inhaler. D'autre part, la fumée refroidie est inhalée plus profondément. S'ajoute en plus le monoxyde de carbone du charbon nécessaire pour consumer le tabac et la durée moyenne d’utilisation qui avoisine 45 minutes.

Enfin, concernant les cigarettes dites « light » ou « légères » (avant l’interdiction de cette dénomination volontairement inoffensive), contrairement à ce que l'on pourrait croire, les fumeurs de ce type de produits ont tendance à afficher des valeurs de CO plus élevées. Cette observation s'explique par une inhalation plus profonde d’une fumée à teneur réduite en nicotine due aux filtres microperforés.

À tout moment, le fumeur est capable de modifier sa façon de fumer en inhalant plus profondément ou en gardant la fumée plus longtemps dans ces poumons pour obtenir la dose de nicotine dont il a besoin pour calmer sa dépendance.